Premier article du nouveau collaborateur du DLN : Kurtis Nioutonne. Merci de lui réserver le meilleur des accueils.

Et si on jouait à apprendre   ?

Lors d’un récent échange professionnel, mon interlocuteur me demandait les grandes tendances à venir du    ? – On ne dit plus e-learning ça fait obsolète – Elles sont nombreuses. Et nous aurons certainement l’occasion d’y revenir. Mais celle qui dépasse de loin le champ de la ou plus largement celui de l’enseignement est sans nul doute la gamification.

La ludification des parcours est partout. Elle envahie tous les écrans. Regardez comment «   Maison à vendre   » devient «   Chercheurs d’appartements   », avec ses points, sa finale. Mais surtout, on gamifie même au sein des jeux. Dans les Reines du shopping (une gamification d’un parcours d’achats) on invite les candidats à choisir lors d’une étape, une enveloppe pour gagner ou perdre du temps/de l’argent. Dans Kolahanta les candidats peuvent désormais gagner des bracelets d’immunité (des jokers) avant le début de l’épreuve. Enfin l’émission pilote Action/Vérité, illustre comment les politiques peuvent être aussi touchés par le phénomène.

Pour revenir sérieusement à ce qui nous intéresse, regardez par exemple dans Top chef, comment les «acteurs de l’équipe pédagogique», jouent des rôles différents. Chacun est certes juge «évaluateur», mais peut aussi être «tuteur» quand il encadre la réalisation d’un plat (on parlera de livrable en formation), ou «coach» comme chef d’une brigade versus une autre (une battle cunilaire), ou encore commis c’est à dire simple «équipier».

Ce que je veux dire, c’est que la gamification ne doit pas se limiter à la récompense, ce qui ne serait prendre en compte que l’aspect behavioriste mis en avant contre cette pratique. Le fameux jeton offert et à mettre en bout de caisse de supermarchés.  Non, le jeu, le parcours, qu’il se passe à distance ou pas (on voit le succès des jeux en réseau) doit permettre à chacun des acteurs de prendre des postures différentes. Bien sur on peut conditionner ces rôles à un «scoring», mais on peut aussi très bien ne pas.

Ce qu’il faut retenir c’est que la diversité des postures, à prendre à distance ou pas, synchrone et/ou asynchrone, doit amener une multiplicité de rôles et donc d’activités (ce qui veut dire compétences) qui permet de «faire le tour» et une «mise à diverses distances» de son objet d’apprentissage, de l’appréhender sous plusieurs angles et autoriser une meilleure appropriation. Dans notre exemple, les rôles de tuteur, de coach, de commis et de juge final, donnent aux acteurs de l’équipe pédagogique plusieurs angles de connaissance, d’apprentissage des candidats dans le but de leur évaluation.

Pour conclure, lui ai-je dis, on trouve des suites LCMS qui vous permettent de réaliser des jeux sérieux, des simulateurs, mais c’est nouveau, on voit émerger des plates-formes de formation qui prennent soin de vous proposer tous les outils et stratégies de gamification pour votre parcours et en faire une véritable «machine à apprendre». Je n’ai pas dis «machine learning». Ça c’est une autre et future tendance…

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