Mooc, Cooc, Spoc… HELP !

En plus qu’ailleurs, c’est souvent les questions les plus bêtes qui vous mettent dans l’embarras ! Preuve en est, aujourd’hui, ma nouvelle collaboratrice [arrivée depuis 30 jours, et qui découvre donc un nouvel univers : la formation, et plus précisément la formation à distance, le fameux e-learning] me demande : “MOOC, SPOC, COOC… Mais c’est quoi la différence entre tous ces acronymes ?”.

Facile, me direz-vous, Google est ton ami :

Glossaire : Mooc, Cooc et Spoc

Mooc: «massive online open course». Cours gratuits en ligne.

Cooc: «corporate online open course». Enseignements conçus par des entreprises et destinés à des salariés, des clients ou futurs clients.

Spoc: small private online course. Il s’agit de cours virtuels fermés, réservés donc à un petit comité. «Par exemple lorsqu’un professeur teste un enseignement auprès de quelques étudiants, avant de l’ouvrir au plus grand nombre», précise Matthieu Cisel.

Sooc: «small online open course». Ces cours, parce qu’ils portent sur des sujets très pointus, sont très ciblés, et visent un public restreint.

Oui, mais voilà qu’elle me demande, “Mais alors, c’est quoi la différence entre un SPOC et un module e-learning classique ?”. Et bien, comme la plupart d’entre vous me l’on régulièrement dit : “C’est une variété du e-learning, tout simplement…”. “”Ben alors, pourquoi on appelle pas ça du e-learning, tout simplement ?”.

Je m’arrête ici avec mon exemple. C’est une occasion de plus qui me rappelle que le marché de la formation à distance est desservi par ses propres représentants qui n’ont de cesse d’user d’un jargon incompréhensible. On dirait une surenchère, ou chacun y va de son expression pour tenter d’être le dépositaire, l’inventeur du concept de demain. Rappelez vous l’un de mes premiers billets, lorsque moi même je faisais mes premiers pas dans cet environnement : E-learning, mobile learning, lms, serious game… “VITE, un décodeur !”

Vulgarisons notre métier ! A force, d’utiliser tous ces termes, ces acronymes, toujours plus futuristes, toujours plus d’anglicismes, n’avons nous rendu le terme e-learning trop générique, au point qu’il ne soit plus qu’un fourre tout, pire encore, ne rendons nous pas notre marché inaccessible ? Certes, il faut pouvoir nommer les choses, mais attention à ne pas vouloir dépoussiérer de vieux concepts en les renommant à la sauce e-vangélique.

 Dominique Sciamma, Directeur adjoint du Strate College Designers, en appelle même à dépasser le concept d’e-learning pour innover davantage :
« Il y a un danger réel à voir les anciennes pratiques se vêtir d’habits nouveaux pour survivre. La E-Labelisation est de ce point de vue un danger mortel qui voit des acteurs et des modèles dépassés se remettre en selle en se numérisant en façade, en se contentant de mettre un nouveau nom sur un vieil objet. E comme « Emplatre » sur une jambe de bois ? ».
La numérisation en façade… ça me fait penser à tous ces supports de cours présentiels mis en ligne, et HOP! le tour est joué, je propose du e-learning !

 

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