CONSTRUIRE SON CURSUS DE COMME UNE PLAYLIST SUR ITUNES

Les jeunes achètent des chansons, et non plus des albums. Ils lisent des articles, et non plus des journaux en entier. Alors, pourquoi ne réaliseraient-ils pas un mix de modules plutôt de que suivre un cours complet sur douze semaines ? Telle est l’une des questions posées par un rapport sur l’avenir du MIT, disséqué dans le “Chronicle of Higher Education”. Selon ce document, les étudiants veulent de plus en plus de flexibilité, de choix, souhaitent “panacher”, suivre deux fois de suite le même module si nécessaire, combiner différentes disciplines… Ces modules pourraient être complétés par des contenus ou sessions en ligne, ou suivis sur d’autres universités. On construirait son emploi du temps “comme une playlist sur iTunes”.

 Source : http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/les-edtech-toujours-en-croissance-l-innovation-made-in-usa.html

Si l’on se fie à cette remarque, tellement évidente si on analyse les habitudes de consommation de jeunes générations, comment vont se construire les cursus de demain ? Plus important pour nous, professionnels de la formation, comment devons nous désormais proposer notre offre ?

Le LOD ou Learning on Demand…

 

Si l’on analyse le marché, il y a deux méthodes qui se détachent (deux écoles devrais-je dire !). Prenons l’exemple de la commercialisation de modules en ligne. Il y a ceux qui proposent du tout-en-un, ou all-inclusive (Ex : tvdesentrepreneurs.com, où l’abonnement donne accès à toutes les formations), et puis ceux qui proposent du “à la demande” que l’on pourra communément appeler du LOD (Learning on Demand) (Ex : abc-learning.eu où l’on achète seulement le module que l’on veut suivre).

 

On peut aussi reprendre la situation décrite par le MIT : à l’Université aussi, les étudiants veulent pouvoir composer leur cursus à la demande. Et si retenir seulement les modules qui nous intéressent pour construire un cours complet devenait la pratique à la mode.

Allons encore plus loin… Quand moi même je dois suivre une formation Excel pendant 7 ou 14H, ça me chagrine de devoir parcourir l’intégralité de ce cours alors que seuls 2 ou 3 sujets m’intéressaient (ex : les tableaux croisés dynamiques).

Après tout, les conclusions du rapport sur l’avenir du MIT sont tellement vraies. Moi même, je lis de moins en moins de journaux, je consulte des articles ; je n’achète absolument plus d’album mais plutôt des titres ; j’aime pouvoir composer mon menu au restaurant sans que l’on m’impose des choix trop restrictifs ; je déteste les offres packagées…

Non seulement ces nouvelles habitudes de consommations sont fortement liées aux usages du numériques, mais ne le seraient-elles par aussi avec les nouveaux comportements qui émergent avec nos jeunes générations ?

Selon vous, quel va être (et quel est déjà) l’impact de ces comportements d’achat auprès du marché de la formation ?