C’est vrai ça ! Et si on se formait quand on voulait (où on voulait) ?

 

Dans mon billet précédent sur les freins à la formation exprimés par les salariés, nombreux étaient ceux qui déclaraient que la principale raison qui les empêchaient de se former étaient une incompatibilité avec leur emploi du temps, leur charge de travail ou encore leurs responsabilités familiales… Si la formation à distance semble être une des réponses à ces contraintes, la possibilité de se former en dehors du temps de travail en est une autre. Et ça tombe plutôt bien puisque d’après le baromètre de la formation professionnelle 2014, publié par Cegos, 1 salarié sur 2 est disposé à se former hors temps de travail. 

Source : Baromètre de la formation professionnelle Cegos 2014
Source : Baromètre de la formation professionnelle Cegos 2014

 

Mais est-il réellement possible ou aisé de se former en dehors du temps de travail ? La formation sera t’elle prise en charge, mon temps passé à me former sera t’il rémunéré, ma formation sera t’elle reconnue “formation professionnelle”… Autant de questions qui freinent encore une fois, le salarié dans sa démarche de formation.

Et la récente réforme, que nous promet-elle sur le sujet de la formation HTT ?

Déjà, on constate que le CPF ne pourra plus donner lieu à un versement de l’allocation formation hors temps de travail, contrairement à son lointain cousin, le DIF. En revanche, lorsqu’un salarié souhaite utiliser son compte personnel de formation hors temps de travail, il n’a pas d’autorisation à demander à l’employeur.

Que dit le code du travail à ce propos ?

Article L6321-6 du Code du Travail

Les actions de formation ayant pour objet le développement des compétences des salariés peuvent, en application d’un accord entre le salarié et l’employeur, se dérouler hors du temps de travail effectif :

1° Soit dans la limite de quatre-vingts heures par an et par salarié ;

2° Soit, pour les salariés dont la durée de travail est fixée par une convention de forfait en jours ou en heures sur l’année, dans la limite de 5 % du forfait.

 

Malgré ces éléments, j’avoue avoir encore un peu de mal à répondre à la question suivante : Est-ce facile de se former en dehors du travail ? Facile dans le sens : vais-je être rémunéré, ma formation sera t’elle prise en charge, aurais-je le choix de la formation, et surtout l’offre de formation sera t’elle en adéquation avec mes choix et mes horaires ?

Je vous laisse la parole, si vous avez des éléments qui répondent à ces interrogations, ou alors si vous avez des questions supplémentaires, les commentaires sont faits pour ça !

Et n’oubliez pas, prochain article sur les freins au développement de la FOAD, dans lequel on abordera certainement toutes ces problématiques, auxquelles les nouvelles modalités peuvent répondre, si on leur laisse la possibilité d’exister…

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