Digitalisation de l’apprentissage

Attention à la surdose… Non pas qu’il y ait un risque d’overdose mais  il convient tout de même de se poser systématiquement les questions suivantes avant même de vouloir digitaliser un apprentissage :

“Est ce la bonne approche ? La situation s’y prète t’elle ? Mon public y est-il sensible ? Le contenu peut-il être digitalisé ? Est ce plus efficace que l’apprentissage traditionnel ?”

Je ne remets absolument pas en cause la digitalisation de l’apprentissage, au contraire (sinon ce blog n’existerait pas !), mais plutôt la digitalisation à tout va. Comme souvent, lorsqu’une nouvelle pratique, une innovation ou une mode arrivent sur un marché, elle sont surerploitées. La e-labelisation fait de plus en plus d’adeptes. A en croire les pseudo experts, tout devrait être digitalisé, même les rapports humains…

Tim Bell, professeur en Sciences de l’Informatique à l’université de Canterbury, en Nouvelle-Zélande fait une remarque tellement simple mais tellement évidente :

Aujourd’hui, toute notre vie est partagée entre faire des choses par le biais d’outils numériques et les faire en personne. Il faut donc choisir la bonne approche en fonction de chaque situation.

Si je veux parler à des amis qui se trouvent dans la même pièce que moi, je leur parle ; s’ils sont dans une autre ville, j’utilise la communication digitale. Je ne choisis pas la communication digitale parce que c’est “l’avenir”, mais parce que cela me permet de communiquer avec mes amis. De même, pour la pédagogie vous devez vous demander ce que vous voulez enseigner et en déduire quels sont les meilleurs outils pour le faire : plutôt digital, plutôt physique ou un mélange des deux. Les étudiants ont besoin de concret, d’expériences tangibles, nous devons donc faire attention à trouver un équilibre. 

Encore une fois, tout est question de dosage après tout, comme avec l’usage du jargon scientifique dans notre secteur d’activité…

 

Sources :

RSLN Mag

Journée e-éducation de #SDBX4