Le digital se diffuse de plus en plus et commence à faire sa place en . Notre environnement change, notre attitude aussi.

Quelles sont les nouvelles postures que doit acquérir le formateur et comment utiliser les avantages du digital learning en formation présentielle ?

Regard croisé sur les changements provoqués par le digital en formation

Le blended learning est adopté par 53% des entreprises, apprécié pour son côté ludique et l’accès facile aux ressources. Le présentiel pur, c’est à dire dans une salle de formation avec un formateur, perd peu à peu du terrain d’après l’étude menée par l’ISTF et e-doceo en 2015.

Cette même étude nous apprend également que le taux de complétude, qui correspond au nombre de participants qui ont achevé une formation à distance n’est que de 50% contre 90% en présentiel.

Ces changements de format de la formation font forcément écho aux manières d’apprendre et donc aux manières d’enseigner. Dans cette même veine, la désignation d’un stagiaire et d’un formateur se transforme aujourd’hui en participant et en intervenant.

Ce glissement indique bien un changement de posture.

Le terme participant met l’apprenant au coeur de l’apprentissage, c’est lui qui va produire le contenu en fonction de sa réalité et le terme intervenant met en avant l’aspect facilitateur et régulateur, et ne fait plus référence à celui qui transmet son savoir.

Les formés ne souhaitent plus boire les paroles de l’expert et le regarder défiler son PowerPoint, ils souhaitent apprendre en s’amusant et vivre une expérience sociale utile et utilisable.

C’est pour répondre à cette demande que nous pouvons affirmer que le digital, par ses aspects ludiques et sa prise en main, apporte plus d’impact et de mémorisation et est aussi le moyen de justifier et officialiser l’intérêt et l’efficacité d’une formation grâce aux données.

Le changement de posture du formateur

Le formateur est passé de sachant à intervenant, c’est un animateur qui met en mouvement les savoirs, qui jongle avec, il y intègre le jeu et non plus le “JE”.

Que va devenir le métier de formateur avec ces nouvelles technologies ? Son métier change, sa posture aussi, ainsi que sa culture. Il se positionne aujourd’hui entre la culture de l’agile et la culture de la donnée. Un formateur mi-digital et mi-data.

Il est indispensable d’utiliser ces outils comme ses alliés afin de satisfaire autant les formés, qui repartiront avec une expérience unique et impactante, que les responsables de formation qui veulent vérifier le retour sur investissement des formations proposées à leurs collaborateurs.

L’utilisation des données fait le pont entre tout ce qui s’est passé pour délivrer des services à valeur ajoutée : les données font référence aux besoins des entreprises et permettent de visualiser l’accumulation des compétences acquises par les formés au cours de leurs formations continues.

On peut aujourd’hui très facilement mettre en place un assessment digitalisé afin de proposer une formation adaptée à chacun afin qu’il puisse avoir un parcours personnalisé et aligné sur ses besoins réels.

Chez Nissan, par exemple, le déploiement de l’assessment pour leurs employés associé à un arbre de compétences permet d’identifier les formations nécessaires pour une montée en compétences et par extension de l’engagement.

Tous ces changements font qu’aujourd’hui, l’animateur de formation est intégré au parcours avant, pendant et après la formation.

Le digital et le métier de formateur

… Avant la formation :

Les outils digitaux pour dynamiser une formation et récupérer toutes les data associées permettent également au formateur de structurer bien en amont sa formation en pensant au déroulé et en y intégrant toute sa créativité.

… Pendant la formation :

Au cours de la formation, ces outils l’aideront à prendre plus en considération l’espace et les personnes. La possibilité de s’approprier l’environnement et de bouger apporte de l’énergie et une interaction plus facile avec les participants.

… Après la formation :

Le fait d’évaluer les formés au cours de la formation permet de générer des data utiles pour réajuster sa formation en fonction des capacités des formés à avancer en phase avec le programme et ce qui en découlera. La récupération de ces data par le formé lui permettra de centraliser ses réponses, ses points, ses notes, les documents et ainsi de connaître son évolution, sa (R)évolution en termes de compétences au cours de la formation continue.

La formateur a pour mission de repenser la formation et d’assouplir les craintes pour recréer un espace ludique qui libère la créativité.

En effet, tous ceux qui expérimente le digital s’accordent à dire que finalement c’était plutôt sympa, qu’ils se sont bien amusés et même qu’ils ont appris beaucoup de choses.

Enfin, quand on sait que…

  • la moitié des Français possède un smartphone*
  • l’âge du 1er smartphone est à environ 12 ans*
  • 6 millions de tablettes sont vendues en France contre 5 millions de PC*
  • 1 personne sur 2 utilise plus de 3 écrans par jour*

…nous pouvons éliminer quelques craintes concernant l’utilisation du digital en formation.

* selon WEBMARKETING&CO’M

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