En quelques années, le blended ou, en bon français, la hybride présentielle-distancielle, est passé du statut d’innovation pédagogique à celui de tendance lourde.

Les revues et sites spécialisés ne tarissent pas d’éloges sur le bénéfice que peuvent retirer stagiaires et entreprises de cette nouvelle approche de la formation : moins de temps perdu en formation “classique”, plus de participation active de la part des personnes formées, des coûts de formation (prix de la formation elle-même mais aussi frais annexes comme le déplacement, l’hébergement, la restauration) sensiblement réduits pour les entreprises… Ce dernier critère est particulièrement parlant pour les responsables formation qui y voient l’opportunité de réduire le budget qui y est consacré, ou à tout le moins de l’optimiser.

Et les formateurs dans tout ça ?

Étonnamment, une partie essentielle de la dimension économique du blended learning – la rémunération des formateurs – est ignorée dans les publications qui font la promotion enthousiaste de cette nouvelle approche de la formation. Pourtant, l’impact de celle-ci sur les revenus du formateur sera loin d’être négligeable.

Une approche très intéressante, orientée sur le point de vue du formateur.